Troubles réfractifs de l'enfant : myopie, hypermétropie, astigmatisme
Les troubles réfractifs sont les défauts optiques de l'œil : l'image ne se forme pas exactement sur la rétine et la vision est floue. Chez l'enfant, ils sont fréquents et souvent invisibles pour l'entourage, car un enfant ne sait pas qu'il voit mal. Non corrigés, ils pèsent sur les apprentissages et peuvent, dans certains cas, compromettre le développement de la vision.
Les trois troubles réfractifs
L'hypermétropie
L'œil est « trop court » : l'image se forme derrière la rétine. Presque tous les bébés sont hypermétropes et cela se corrige naturellement avec la croissance. Une hypermétropie forte ou persistante fatigue l'enfant, qui doit accommoder en permanence, et peut provoquer un strabisme convergent.
La myopie
L'œil est « trop long » : la vision de loin est floue, la vision de près correcte. Elle apparaît souvent entre 6 et 12 ans et progresse pendant la croissance. Le temps passé sur écran et le manque de lumière du jour favorisent son apparition : voir notre article myopie et écrans.
L'astigmatisme
La cornée n'est pas parfaitement sphérique : la vision est déformée de loin comme de près. Il est souvent associé à une myopie ou une hypermétropie.
Les signes qui doivent alerter
- l'enfant se rapproche de la télévision, du cahier ou de l'écran ;
- il plisse les yeux, cligne beaucoup, se frotte les yeux ;
- il penche la tête, ferme un œil ;
- maux de tête, fatigue, irritabilité en fin de journée ;
- difficultés de lecture ou baisse des résultats scolaires ;
- un œil qui dévie, même par moments.
L'absence de signe ne garantit rien : un enfant hypermétrope compense sans se plaindre, et une différence entre les deux yeux (anisométropie) passe totalement inaperçue.
À quel âge dépister ?
Le carnet de santé prévoit un examen de la vue à 9 mois, 24 mois et entre 3 et 4 ans, puis à 6 ans. Entre 2,5 et 6 ans, un dépistage complet est particulièrement utile : c'est la période où une correction change encore le développement de la vision, et l'enfant est capable de participer aux tests. Consultez notre guide la vue de l'enfant de 0 à 6 ans.
Comment se passe le bilan ?
L'orthoptiste adapte les tests à l'âge : images, lettres ou chiffres, test du regard préférentiel chez le tout-petit. Il mesure l'acuité de chaque œil, recherche un strabisme, étudie la vision binoculaire, puis mesure la réfraction avec un appareil automatique. Chez le jeune enfant, cette mesure est faite après des gouttes qui relâchent l'accommodation, seul moyen d'obtenir la valeur réelle. Dans les cabinets Relais Vision, le bilan est transmis à un ophtalmologue partenaire qui valide le diagnostic et prescrit la correction, sans les mois d'attente d'un rendez-vous classique.
La correction et le suivi
Les lunettes restent la solution de référence chez l'enfant. Une monture adaptée, des verres incassables et un port régulier sont essentiels. La correction est réévaluée chaque année, plus souvent en cas de myopie évolutive : des verres ou lentilles de freination de la myopie peuvent alors être proposés. Si un œil a pris du retard, un traitement de l'amblyopie par occlusion est mis en place et suivi par l'orthoptiste.
Questions fréquentes
Mon enfant de 3 ans peut-il vraiment passer un examen de la vue ?
Oui. Les tests sont conçus pour son âge et ne demandent pas de savoir lire. Un dépistage à cet âge est même le plus utile.
Les lunettes vont-elles « affaiblir » ses yeux ?
Non. Une correction adaptée permet au contraire à la vision de se développer normalement. Ne pas corriger est le vrai risque.
Le dépistage est-il remboursé ?
Le bilan orthoptique est pris en charge par l'Assurance maladie, et les lunettes de l'enfant relèvent du 100 % Santé. Voir tarifs et remboursement de l'orthoptiste.
Prenez rendez-vous dans le cabinet Relais Vision le plus proche pour un dépistage.